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"Capitalisme
et christianisme"
le dernier livre de Didier Long
Bourin
éditeur, nov. 2009
L’hypercapitalisme
né dans les années 80 s’écroule sous nos yeux. Enrichissant les
riches et ne laissant aux plus pauvres que les miettes du festin
il fonctionnait sur un espoir d’hyperconsommation des classes moyennes,
à l’infini. La vie à crédit, devait financer la bulle. Le crack
du crédit en 2008, brusque retour à la réalité, a brisé ce rêve.Il
n’est pourtant pas inévitable que la « Civilisation du capitalisme
» se termine dans le chaos.
Car
cette civilisation, née du rêve d’égalité des citoyens d’Athènes
que les stoïciens vont étendre à l’humanité tout entière, va fusionner
avec l’utopie fraternelle juive et apparaître concrètement dans
les monastères au moyen âge. Ces premières ‘World companies’ seront
les premières sociétés de production capitalistes, des pauvres volontaires
partageant la richesse de manière égalitaire. Au XIIIe siècle, les
ordres mendiants nés avec les villes en pleine expansion, épouseront
à leur tour ‘dame pauvreté’. Ils seront les premiers théoriciens
de l’économie moderne, réfléchissant à la manière de mettre la richesse
au service du bien commun. Contrairement à ce qui est souvent dit,
cette période du Xe-XVe siècle voit en occident un accroissement
constant de la richesse par habitant sans précédent depuis Rome.
La révolution industrielle portée par l’ « esprit du capitalisme
» de la Réforme, la liberté d’entreprendre et les Lumières poursuivra
cet élan.
L’idéal
de liberté, d’égalité et de fraternité chrétienne est donc fondatrice
de la Civilisation du capitalisme. Sans le judéo-christianisme ces
valeurs n’existeraient pas. La naissance d’une classe moyenne et
de corps politiques intermédiaires est le fruit de l’enrichissement
généralisé produit par le capitalisme. A la lumière de cette histoire,
la cupidité et le cynisme n’ont rien à voir avec la Civilisation
du capitalisme. L’hypercapitalisme n’en est que la perversion.
Si
nous voulons sauver la démocratie et réinventer un capitalisme à
visage humain, nous devons donc répondre à une seule question :
« A quoi croyons nous ? ». La fraternité ou l’argent ?
Pour
savoir plus sur : www.didierlong.net
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Didier
Long a été moine bénédictin, éditeur et artiste pendant dix ans
à l’abbaye de la Pierre-Qui-Vire avant de devenir consultant McKinsey.
Il dirige aujourd’hui un cabinet de conseil en stratégie Internet.
Auteur
de plusieurs livres dont "Défense à Dieu d’entrer" (Denoël,
Prix Maisons de la presse 2005) et "Pourquoi nous sommes
chrétiens" (Cherche Midi) Didier Long à publié en 2008 "Jésus
le rabbin qui aimait les femmes" chez Bourin Éditeur.
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